21.07.2009
PORT de PLAISANCE
L'avenir de Roscoff : la FRITE !
Page après page, la lecture du dossier de l'enquête publique m'a montré la vacuité de nombreux points. Cela m'a conduit à m'opposer à ce projet économique contre nature. Le dossier est apparemment vague sur les extensions outre-zone portuaires. En réalité ce dossier de la CCI de Morlaix cache l'industrialisation touristique hors limites des anciennes zones 1AUP et 2 AUP. Le retour au serpent de mer de la quatre voies est évident et nombre de parcelles agricoles seront vouées à des zones artisano-industrielles voire hôtelières. La fuite en avant de la surconsommation est en route; une fois encore les agriculteurs en seront les premières victimes.
Ancien navigant de la BAI je ne crache pas dans la soupe, mais ce n'est pas une trahison de dire, en toute objectivité humaniste, que la zone de BLOSCON est déjà une HORREUR esthétique. Est-ce la rançon du progrès consumériste ? Nos pelleteuses, bulldozers, camions et autres engins de destruction sont impatients.
Quite à massacrer, autant que cela se passe à Roscoff mais de grâce que Primel et Le Diben soit épargnés par les décisions des élus trop influencés par les lobbies de promoteurs et d'entreprises de travaux publics.
Pourtant le Trégor n'échappe pas au crétinisme ambiant de la croissance. On veut sacrifier un sublime paysage, hérité de nos ancêtres, pour le plaisir égoïste de quelques privilégiés et non pour le bonheur des habitants.
NON ! Nous ne sommes plus dans les "Trente Glorieuses". Entre autres : le baril de crude est reparti à la hausse !
La simple installation de 625 postes à voiliers quillards et de quelques unités de chantiers adéquats en symbiose avec la crise écologique aurait pu être une bonne idée . Celà sous réserve des réponses aux observations de la SEPNB.
Au secours : stop aux bistrots et aux marchands du temple.
Monsieur Quéméré, mon professeur de droit à l'Hydro, avait commencé ses cours en nous disant:"Le capital commande à la politique qui commande à l'administration. Voilà ce qui fait que votre fille est muette !"
Nous sommes quand même quelques personnes à Roscoff à vouloir sauvegarder nos sites, à lutter contre la surconsommation ( voir Paul Lafargue-1880) et donner notre écot de colibri ( Pierre Rhabi) : voir les résultats de la consultation européenne.
Un jour je parlerai de Roc'h Hieveg, le rocher du port de plaisance volé et défiguré pour le profit et l'orgueil de quelques énergumènes aveugles et incultes ! Et ça continue !
La démolition de Roscoff continuera pour des motifs bassement pécuniaires comme la future "immobiliérisation" de la zone de "Roc'h Igou" classée provisoirement en 2AUca et qu'il faudra réviser en A ou Ns et non en UH.
A force de ménager la chèvre et le choux nous avons laissé une voie royale au mauvais goût et aux promoteurs à Roscoff.
Les deux dernières mandatures sous la férule des responsables d'un urbanisme obsolète et tardif ont été catastrophiques pour l'esthétisme de Roscoff. Nos conceptions ont trente ans de retard sur l'avenir. Silfiac et Saint-Nollf sont des communes morbihannaises qui ont compris le futur.
Un minimum de virulence aurait été qualitatif. Avec quelques Roscovites non obsédés par la croissance à tout prix et respectueux de la nature, je veillerai à l'application in extenso de la Loi Littoral et de l'article L.146-4-II du Code de l'Urbanisme.
Ecrit par :le tadorne déchaîné | 14.06.2009
16:02 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









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